jeudi 18 décembre 2008

André Sauvé - Le réchauffement global

mercredi 4 juin 2008

Bravo à tout le monde !

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Et voilà, ceci est la dernière entrée sur ce site, pour plus de nouvelles sur la suite des évènements le blogue du Comité d'arbres va continuer le travail de combattre la désinformation, avec notre réseau Forêt s'unir on peut transmettre les petits encarts aperçus dans le journal en plein milieu de semaine sur des évènements qui nous touchent parfois.

Le groupe Forêt y voir a fait du boulot extraordinaire et va poursuivre avec Anne Guérette. Félicitations aux collaborateurs et merci à ceux qui sont venus, ce sera un souvenir qui sera très précieux pour nous tous.

François Simard nous a fait un très bel article dans Québec Hebdo que nous vous invitons à lire.

lundi 2 juin 2008

Un précédent qui pourrait faire boule de neige ?

Le mercredi 21 mai 2008

Gatineau se fait taper sur les doigts par la ministre

Patrick Duquette
pduquette@ledroit.com

Dans un geste inusité, la ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, a renversé une décision du conseil municipal de Gatineau, jugeant qu’elle favorisait l’étalement urbain.

Les élus gatinois ont posé un geste d’exception, en février dernier, en autorisant un promoteur à construire 200 nouvelles maisons sur une réserve foncière, près de l’aéroport de Gatineau.

Ce faisant, le conseil municipal est allé à l’encontre de son propre schéma d’aménagement. Les terrains du promoteur Jacques Beaudry étaient en effet placés dans une « aire d’expansion », destinée à être développée ultérieurement.

Deux mois et demi plus tard, la ministre Normandeau oppose son veto. La décision du conseil municipal a pour effet de favoriser l’étalement urbain et va à l’encontre des orientations gouvernementales, fait valoir la ministre.

Avec près de 700 hectares encore disponibles pour du développement résidentiel, le secteur Gatineau dispose de suffisamment d’espace pour assurer son développement pour les 20 prochaines années, affirme la ministre.

« Par conséquent, j’invite la Ville de Gatineau à favoriser une occupation des espaces disponibles […] avant d’envisager l’ouverture de nouveaux secteurs », écrit-elle au maire Marc Bureau.

Et vlan. Le veto de la ministre a eu l’effet d’une gifle pour le conseiller du quartier. « On voit bien qu’elle ne connaît pas le dossier, elle démontre une incompréhension totale », dit Yvon Boucher, déçu de la tournure des événements.

Selon lui, le développement des terrains de Jacques Beaudry permettait le prolongement du boulevard Saint-René Est, en plus d’éliminer les Fêtes nocturnes qui se déroulent dans le boisé actuel.

« On avait une belle occasion de finir le quartier, mais la ministre est venue bloquer une décision démocratique du conseil municipal », a dit M. Boucher.

Seule la présidente du comité consultatif d’urbanisme, Denise Laferrière, s’est opposée à la modification au schéma d’aménagement en février dernier, en accord avec la recommandation des urbanistes de la ville.

Dans leur rapport, les fonctionnaires déconseillaient la modification au schéma en raison du manque de densité du projet de M. Beaudry et de la menace sur un boisé urbain protégé.

Leur rapport mentionnait aussi la présence d’industries lourdes dans le secteur et les coûts associés à l’expropriation d’une vingtaine de propriétés pour prolonger le boulevard Saint-René.

Déclaration commune du 2 juin

DÉCLARATION COMMUNE

« FORÊT S’UNIR, EN CE 400e, PRÉSERVONS NOS FORÊTS URBAINES ! »

Nous les citoyens et les citoyennes de la ville de Québec, de toutes les générations, venons de tous les horizons et de tous les arrondissements pour livrer notre message : « Forêt s’unir, en ce 400e, préservons nos forêts urbaines ! » Comment peut-on fêter tout en détruisant nos forêts urbaines, patrimoine hérité des générations qui nous ont précédés ?

Actuellement, dans plusieurs arrondissements, la Ville laisse les promoteurs pratiquer la coupe à blanc dans nos forêts urbaines alors que des outils mieux adaptés évitent une telle pratique dans d'autres villes tout autour. La plupart des développements en milieu boisé vantent la beauté du paysage dans leur publicité pour ensuite tout raser avant de construire. Pourtant, le Service de l’environnement a conçu un guide de construction en milieu boisé1. Ne pourrait-on pas contraindre les promoteurs de mettre en application ces suggestions ? Nous voulons également que le prochain Règlement sur l’abattage des arbres ait des dents. Le développement de Montagne des Roches a signifié la destruction de dizaines d’hectares de belles forêts urbaines en dépit des demandes insistantes de centaines de citoyens qui réclamaient sa préservation. Dans bien d’autres secteurs de la région, la destruction des forêts urbaines a entraîné par la suite des inondations dont la réparation des dommages s’est avérée coûteuse pour la Ville.

Dans son Plan directeur des milieux naturels et de la forêt urbaine, la ville de Québec s’engageait pourtant fermement à protéger ses milieux naturels :

« En plus de renforcer la nature et la qualité de la protection accordée aux milieux naturels bénéficiant déjà d’une certaine protection, la Ville désire accroître la superficie de milieux naturels conservés sur son territoire. Comme objectif quantitatif, elle fait sien celui du gouvernement du Québec de 8 %. Si on considère que la ville de Québec compte déjà 5.2 % de territoire affecté à la conservation naturelle, elle doit donc affecter un 2.8 % supplémentaire à la conservation, soit 1312 hectares supplémentaires. »2

Récemment, la ville de Québec et en particulier son maire, cherchait un legs à faire à la Ville à l’occasion de son 400e . La ville de Québec ne pourrait-elle pas s’engager fermement à protéger ces 1312 hectares de forêts et à désigner des espaces précis à conserver ? Nous voulons que la Ville atteigne ces cibles visées qui vont dans le sens de la Stratégie gouvernementale sur le développement durable3.

En juin 2007, la ville de Québec adoptait une Politique du patrimoine qui incluait 67 milieux naturels d’intérêt répertoriés par le Service de l’environnement. Nous voulons que cette politique soit respectée et que les 67 milieux naturels répertoriés soient protégés.

À Charlesbourg, au nord du chemin Château-Bigot, une magnifique forêt urbaine de 100 hectares, traversée par trois rivières et constituée de 4 milieux naturels d’intérêt est menacée. Ne pourrions-nous pas la retenir dès maintenant comme espace à protéger en priorité ?

À Sillery, poumon du centre-ville et arrondissement historique, le couvert forestier est menacé par des développements domiciliaires et par le désir des promoteurs de voir disparaître le Règlement sur l’abattage des arbres.

Il en est de même à Sainte-Foy, porte d’entrée principale de la ville de Québec où les quelques boisés entourés d’autoroutes et de routes bouchonnées aux heures de pointe sont également dans la mire des promoteurs immobiliers. Seuls les quelques lambeaux de ce qui reste du boisé de l’Aquarium de Québec font l’objet d’une protection particulière.

Dès 1985, les élus de la grande région de Québec s’étaient donné comme objectif d’aménagement de « contrôler l’expansion urbaine »4. Lors de la révision du schéma en 2005 suite à l’adoption du Plan directeur d’aménagement et de développement (PDAD), la Ville a établi que le périmètre d’urbanisation fixé dans le PDAD pouvait accueillir 1,7 fois la croissance anticipée du nombre de ménages jusqu’en 2021, donc qu’elle avait amplement d’espace pour répondre à ses besoins jusqu’à cette date. La Ville indiquait également que, « à l’intérieur du périmètre d’urbanisation, les espaces vacants situés près des noyaux d’activités (communautaires et commerciaux) devaient être construits avant ceux situés à la frange du développement urbain ».

Trois ans après l’adoption du PDAD, comment pouvons-nous déjà envisager d’étendre le développement aux forêts urbaines, alors que des espaces vacants avec infrastructures de rue sont disponibles ?

Nous voulons une vision à long terme, dans le respect de l’environnement et des milieux naturels pour préserver une qualité de vie dans cette Ville que nous aimons. Nous sentons la responsabilité citoyenne d’agir maintenant. Nous voulons penser globalement et agir localement dans l’intérêt des générations futures, de nos enfants et petits-enfants.

Chères-chers éluEs, nous comptons sur votre engagement à vous faire le relais de cette déclaration. Au-delà des nombreuses consultations, nous voulons faire partie des solutions.

Des citoyennes et des citoyens de la ville de Québec engagéEs en faveur de la protection des forêts urbaines et des milieux naturels.

2 juin 2008

Collaborateurs: Forêt y voir, Comité d'arbres de Charlesbourg, Comité d'arbres de Sillery, Société historique de Sillery, les AmiEs de la Terre, des citoyens de partout dans la ville, appuyés également par Serge Mongeau et Anne Guérette


1Service de l'Aménagement du territoire, Développement domiciliaire en milieux boisé, Québec, 2005

2 Service de l’environnement de la ville de Québec, Plan directeur des milieux naturels et de la forêt urbaine, Tome 1 : Les milieux naturels, octobre 2006, p. 90.

3 Ministère du Développement durable, de l’environnement et des parcs, Stratégie gouvernementales sur le développement durable 2008-2013,ISBN-978-2-250-51615-6 (PDF), 2007

4 Schéma d’aménagement, règlement no 207, p. 5.

vendredi 30 mai 2008

Bref portrait de la situation des différents groupes impliqués

D'abord Forêt s'unir est apolitique, ce qui permet de rassembler tout le monde qui partagent une inquiétude pour la façon que nos milieux naturels sont traités.

À Charlesbourg, nous luttons depuis longtemps pour que cesse la coupe à bois. Le désastre de Montagne des Roches aurait dû suffire pour montrer l'exemple, et pourtant on continue de couper à blanc ce qui nous reste de forêt urbaine. Garder des arbres ralentit le ruissellement, sauf qu'avec les immenses pelles qui préparent un lot pour construire une maison, ça devient impossible. Pourtant dans d'autres villes au nord on réussit à garder des arbres. On réussit à exiger moins de densité.

À Sillery, l'arrondissement avait des critères exemplaires d'urbanisation, qui seront nivelés par le bas par le nouveau règlement d'urbanisation. On frappe aux portes des établissements religieux pour construire des condos qui seront probablement la quatrième maison de personnes fortunées qui n'ont que faire des arbres bicentenaires qui seront tués pour eux. Cet arrondissement historique est les poumons du centre-ville de Québec. Oui on doit densifier, mais il y a des manières plus intelligentes de le faire, à l'heure où les scientifiques les plus respectés partout dans le monde nous somment de planter des arbres, il faut cesser l'hécatombe.

Il en est de même à Sainte-Foy, porte d’entrée principale de la ville de Québec où les quelques boisés entourés d’autoroutes et de routes bouchonnées aux heures de pointe sont également dans la mire des promoteurs immobiliers. Seuls les quelques lambeaux de ce qui reste du boisé de l’Aquarium de Québec font l’objet d’une protection particulière. On a agrandi le CHUL sans planter d'arbres autour, toute la circulation du boulevard Laurier qui va entrer dans la ventilation de l'hôpital... Si l'on se positionne à la limite de Sainte-Foy et Sillery, on voit la différence nette, d'un côté le béton, de l'autre les arbres.

Quand on regarde la ville à l'aide de la vue satellite de Google maps, on voit bien la coupe à blanc dans le nord de Beauport, ou le bassin de rétention a dû être pompé à la fonte des neiges ce printemps, où des témoins on vu des glissements de terrains dans ce quartier où les dernières pelles viennent tout juste de quitter. Tout le long de l'autoroute, on coupe des boisés qui sont des pares-poussière, pare-bruits et des filtres à CO2 gratuits. Parfois on remplace une forêt par un mur coupe-son !

À Limoilou, un arrondissement par excellence pour vivre sans voiture, on subventionne l'asphaltage des ruelles, alors qu'il faudrait favoriser la verdure dans ces types de structures, endroit idéal pour que les enfants puissent courir et jouer.

Dans St-Jean-Baptiste, des petites rues résidentielles se tranforment en rue de transit à l'heure de pointe, polluant par le CO2 et le bruit la vie des résidents, mettant en danger leur sécurité. Les urbanistes sont sourds à leurs cris qui résonnent jusque dans les médias.

Un appui précieux de Anne Guérette

Madame Anne Guérette, conseillère municipale, s'est prononcée en faveur de la démarche de Forêt s'unir. Nous applaudissons ce geste. Elle veut également rédiger une proposition avec Forêt s'unir. Nous vous tiendrons au courant des développement.

mardi 27 mai 2008

Forêt y voir à Voix publique le 2 avril 2008 (Vox)

Le reportage décrit la construction illégale qui s'est produite en mars dernier, les explications de Charlesbourg et on y voit des images explicites du ravage et de la forêt avant ce désastre.